Selon l’APEC, les entreprises du secteur privé projettent de recruter 281.000 cadres en 2019.

Trois secteurs tirent les recrutements. La progression serait de 6 % par rapport à 2018 qui a été exceptionnel avec 266.400 recrutements de cadres effectués, il a été supérieur de 11 % au précédent, une progression à deux chiffres, comme en 2016 et 2017. 

Cette hausse a, de surcroît, « profité à tous les territoires, tous les secteurs et tous les profils de cadres », souligne Gaël Bouron, responsable adjoint du pôle études de l'Apec. En outre, « pour la première fois depuis dix ans, les effectifs de cadres ont augmenté de plus de 2 % ». Aux recrutements externes très dynamiques, il faut en effet ajouter des promotions internes en nette progression (+9 %). Si l'on retranche à cela les démissions et les licenciements, on obtient un solde net représentant l'an dernier 73.400 postes. Le marché de l'emploi cadre devrait rester en tension. Bon nombre d'entreprises continuent en effet de rencontrer d'importantes difficultés à recruter des profils qui collent à leurs besoins. 


Trois secteurs seront toujours très actifs, notamment les services : l'informatique et les télécommunications, l'ingénierie et la recherche-développement et enfin les activités juridiques, comptables et de conseil. Ce trois secteurs devraient représenter 44 % de l'ensemble des embauches. L'industrie sera dynamique, avec une hausse des prévisions de recrutement de cadres de 3 à 12 %. Mais certains secteurs de l'industrie rencontrent des difficultés, comme le textile. La construction devrait faire au moins aussi bien qu'en 2018. En revanche, le nombre de recrutements devrait ralentir dans le secteur du commerce de détail qui pâtit d'une baisse de la consommation des ménages et qui doit faire face au développement du commerce en ligne.

Les fonctions recherche et développement et informatique seront encore cette année en tête du palmarès, en volume (55.000 à 59.300 embauches pour les premières et 49.100 à 53.000 pour les secondes) et en tendance (entre +10 % et +19 % pour les premières et entre +4 % et +12 % pour les secondes). Les fonctions « commercial-marketing » se situeraient en troisième position, avec entre 43.700 et 53.000 embauches (17 % des recrutements de cadres prévus en 2019). La fonction « production industrielle et chantier » reste plus modérée (
27 100 à 29 500 recrutements et entre +4 % et +13 %)
Les autres fonctions recherchées selon l'APEC, sont :
L'exploitation tertiaire (de 27 300 à 29 300 recrutements)
L'administration, RH, communication, juridique (de 24 200 à 26 000 recrutements)
La finance, comptabilité, contrôle de gestion et audit (de 21 800 à 23 700 recrutements)
Achat, qualité, maintenance, logistique, sécurité (de 17 400 à 18 800 recrutements)
Direction générale (de 5100 à 5400 recrutements)
Les cadres d'un à dix ans d'expérience vont continuer à être privilégiés par les entreprises. Dans l'hypothèse basse de l'Apec où seuls 270.700 recrutements seraient effectués en 2019, soit une quasi-stagnation, ce sont les cadres plus expérimentés et plus âgés qui seraient désavantagés, avec un recul des embauches les concernant. Dans l'hypothèse haute de 292.000 recrutements, ce sont eux qui bénéficieraient de cette embellie
L’ Île-de-France reste la région la plus dynamique et concentre à elle seule près de la moitié des intentions de recrutements