Le fil rouge du recrutement et de chasseurs de têtes   (Juin 2020)


Egon Zehnder, Dragonfly Group, NB Lemercier & Associés, les salaires, B-Smart, étude HBR, conjoncture du recrutement



Jill Ader est la Présidente d’Egon Zehnder depuis novembre 2018. Elle révèle au journal Les Echos qu’elle a été Fondatrice des programmes « Executive Breakthrough Program » et « Discovery Program for CEOs », proposés par Egon Zehnder en partenariat avec Mobius Executive Leadership, un des leaders du coaching de dirigeants au plan international. 
Elle a vivement encouragé, au plus fort de la crise du Covid-19, l’animation par Egon Zehnder de vidéoconférences avec plus de 1.200 top executives, avec l’idée d’accompagner ces dirigeants en cette période de turbulence et leur permettre ainsi de partager leurs expériences entre eux. Par ailleurs, elle confirme l’évolution de son métier : 
« Nous étions perçus comme des groupes spécialisés dans la recherche. Avec l’émergence de LinkedIn et le développement du digital, l’information s’avère beaucoup plus facilement disponible. Notre métier ne consiste plus à trouver une personne, mais à trouver la bonne personne en comprenant quelles sont ses aspirations et quel est son potentiel" .
Et elle confirme l’évolution du métier de chasseur de têtes : « Notre mission ne s’arrête pas le jour où une entreprise retient notre candidat. Aujourd’hui, 30 % de notre activité est liée au conseil, à l’accompagnement et au coaching des dirigeants et de leurs équipes. Cette part est amenée à progresser dans le temps. Notre mission est certes de trouver les talents, mais aussi de les accompagner et les développer »



Le cabinet Dragonfly Group, spécialiste du recrutement en Chine, a analysé l’impact de l’épidémie du Covid19 sur l’organisation et les RH au sein des entreprises françaises et francophones installées en Chine à travers une étude approfondie.
9 % des entreprises sondées procèdent à au moins un licenciement pendant la crise.
Dans l’échantillon interrogé, ces licenciements touchent uniquement les PME
Avec moins de trésorerie que les filiales d’entreprises de taille intermédiaire et de grands groupes en Chine, les PME dont les activités ont été touchées de plein fouet par la crise ont parfois été contraintes de licencier.
Il est difficile de savoir si les 9% de licenciements sont tous directement liés à la crise, ou non. Plusieurs commentaires font état de plans de restructuration prévus avant la crise, pour justifier les licenciements.
Globalement, il y a moins de recrutements pendant la crise, sauf sur des postes stratégiques. 
Les postes de vente en magasin, de support ou de service client, directement touchés par la crise, sont impactés par le gel des recrute.

Voir l’étude complète : Etude Dragonfly Group

C’est le cabinet de chasseurs de têtes NB Lemercier & Associés qui a le mandat de recherche du futur Directeur Général d’Engie qui doit être désigné au mois de juillet pour une prise de fonction en Septembre.   



La moitié des DRH qui ont répondu à l'enquête de Willis Towers Watson prévoit ou ont déjà pris des mesures pour réduire ou remettre à plus tard des augmentations. 

Un tiers a déjà gelé les salaires et 24 % anticipent une réduction de l'enveloppe de bonus annuels, voire des baisses de salaire pour 23 %. 



La plateforme Welcome to the Jungle sera partenaire de la chaîne éco B-Smart qui proposera des rendez-vous thématiques quotidiens, dont l’émission « Smart Job » dans laquelle Jérémy Clédat - le CEO de Welcome to the Jungle - animera une chronique RH d’une quinzaine de minutes intitulée Work In Progress. L’émission traitera de l’évolution du marché du travail, des nouvelles pratiques RH, ou encore des tendances en matière de management ou de formation.

L’objectif : « donner un coup de projecteur sur un sujet RH qui marque une transformation du secteur ». 



La « Harvard Business Review » avertit contre un effet secondaire de la crise du coronavirus :  les entreprises pourraient perdre leurs talents féminins. Alors que nombre d’études ont récemment mis l’accent sur les bienfaits du travail à distance pour les femmes, qui apporte la flexibilité qu’elles réclament souvent, les chercheurs de Harvard s’inquiètent au contraire de l’amplification de divers phénomènes. 

Selon eux, les femmes souffrent d’un manque de crédibilité au travail si elles ont des enfants. Même inconsciemment, l’employeur les « soupçonne » d’être moins engagées – contrairement aux hommes, d’ailleurs, qui récoltent généralement un « dividende paternité ». 

Or la stratégie au bureau, qui veut que les femmes soient discrètes sur leurs contraintes familiales, est plus difficile à mettre en œuvre dans le télétravail, surtout si les enfants sont aussi sur place, interrompant les réunions virtuelles par exemple… 

Attention, donc, prévient la « Harvard Business Review », à contrebalancer la « pénalité maternité » dans l’esprit des managers. 

Autre point sur lequel la revue attire l’attention : l’implication des femmes dans les discussions virtuelles. 

Les managers doivent apprendre à donner la parole à tous et à toutes. Sinon, le risque est évidemment de se priver des idées de l’ensemble de l’équipe – et de s’aliéner les femmes. Car, conclut la revue, « contrairement aux idées reçues, les femmes ne lâchent pas leur carrière parce qu’elles ont des enfants, mais parce qu’elles sont rebutées par des employeurs qui négligent tant leurs besoins et valorisent si peu leur apport ».



Dans « Le Journal du Textile », Anne Raphael, chasseur de têtes chez Boyden se dit, « plutôt optimiste » pour son activité. « Il faudra attendre quelques mois après le déconfinement, d’avoir plus de visibilité, notamment sur le retour de la consommation et la répartition entre les ventes en ligne et physiques. Mais en octobre, quand nos clients auront mis en place leurs plans pour 2021, le « jeu des chaises musicales » des recrutements, devrait redémarrer en force ». 

Dans le même sens , Edouard-Nicolas Dubar du cabinet Elsinore a constaté que de nouveaux enjeux étaient apparus avec le covid-19. « Cette période de tension a mis en lumière les faiblesses des organisations existantes. Cela a été le cas pour la supply chain, avec la nécessité d’avoir quelqu’un de fort pour la superviser, ou le digital, que cela soit au sens assez restreint du e.commerce ou élargi aux aspects marketing, expérience client, etc, ou dans une acception plus technique, proche de la supply chain et de l’informatique ». 

Toujours dans « Le Journal du Textile », Chantal Baudron évoque, de son côté « des changements de priorités ». « L’e.commerce fait désormais partie des priorités. Les entreprises comptent renforcer ces structures dans un proche avenir. Des enseignes jusqu’alors traditionnellement physiques, devenues phygitales, vont encore appuyer davantage sur les ventes en ligne. Cela pourrait donc déboucher sur de nouveaux profils de recrutements ».