Le Management de Transition confirme son rôle stratégique dans la transformation des entreprises

12 février 2026 Actualités

France Transition, la Fédération des acteurs du management de transition, présente son baromètre du 2e semestre 2025, issu de l’agrégation des données fournies par les entreprises de management de transition adhérentes.

Un marché qui s’adapte à une conjoncture exigeante
Après un premier semestre en retrait, le S2 2025 enregistre une contraction de -15,5 % par rapport au S1. Sur l’ensemble de l’année 2025, le marché accuse un repli de -6,2 % par rapport à 2024. Cette évolution est cohérente avec la conjoncture globale : croissance molle, défiance dans l’industrie, et ralentissement des embauches cadres (–5 % au S2 selon l’Apec).
Les entreprises ont ralenti leurs décisions d’investissement et allongé leurs cycles de validation, dans un climat incertain. Néanmoins, ce ralentissement n’est pas un retournement : il traduit un ajustement ciblé et une montée en sélectivité, plus qu’une remise en question du recours au management de transition.
Dynamique trimestrielle marquée : le troisième trimestre (T3) a connu une inflexion de 15 % du CA par rapport au T2, atteignant un chiffre d’affaires à son plus bas niveau depuis 2022.
Équilibre des missions : En fin d’année, le marché a constaté un volume de fins de missions supérieur de 25 % aux nouveaux démarrages, contribuant à une augmentation des périodes d’intermissions.

Consolidation de la valeur et allongement de la durée des interventions
Malgré la baisse des volumes, le management de transition renforce son ancrage stratégique et sa valeur intrinsèque :
Allongement de la durée des missions : La durée moyenne repart à la hausse pour s’établir à 7,5 mois (contre 6,6 mois au S1), et atteint même 8,3 mois hors missions de relais.
Essor de la Transformation : Les missions dédiées à la conduite du changement et à la transformation poursuivent leur progression. En cohérence avec la montée des signaux de fragilité dans le tissu économique : selon la Banque de France, 68 200 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur 12 mois glissants à fin octobre 2025, un niveau historiquement élevé (+36 % en deux ans), touchant particulièrement les PME industrielles.
Redynamisation des fonctions commerciales : On observe un rebond des fonctions commerciales et marketing, qui représentent désormais 6 % des missions, portées par un besoin de relance dans un environnement incertain.

ETI et territoires comme moteurs d’un rebond sélectif
Agilité des ETI : Alors que les grands groupes rationalisent leurs budgets ou internalisent davantage (-6 %), les ETI et les structures non marchandes affichent un dynamisme remarquable avec une croissance de 8 % en 2025 (contre 3 % en 2024).
• Ce mouvement est renforcé par un redéploiement géographique du marché : les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Normandie concentrent une part croissante des missions, en lien avec la réindustrialisation territoriale et la relocalisation de certaines fonctions support. Ce dynamisme est confirmé par le Baromètre Industrie 2025 du Ministère de l’Économie, qui place ces régions parmi les plus actives en termes de projets industriels

Stabilité des prix et perspectives sectorielles
Le Taux Journalier Moyen (TJM) se maintient au-dessus de 1 300 €, malgré une inflexion constatée en toute fin d’année sous l’effet d’une concurrence accrue. Plus d’acteurs actifs sur le marché et plus de managers de transition en demande de missions.
Industrie et Énergie : Si l’industrie reste le premier secteur client malgré un repli de la production manufacturière, le secteur de l’Énergie progresse de 2 % en fin d’année, une tendance qui devrait s’accentuer en 2026 notamment avec les grands programmes du nouveau nucléaire.

Perspectives et indicateurs émergents : des signaux porteurs pour 2026
France Transition identifie plusieurs vecteurs d’optimisme pour l’année à venir :
Saisonnalité positive : La distribution et le retail ont bénéficié d’un rebond de 4 % sur le dernier trimestre 2025.
Recrutement post-mission : Un indicateur récent révèle qu’un peu moins de 10 % des missions se terminent par l’embauche du manager de transition par l’entreprise cliente, illustrant une nouvelle dynamique de fidélisation des talents.
Renouvellement du marché : La part des « primo-accédants » parmi les managers de transition reste stable : environ un tiers des clients et des managers découvrent le management de transition chaque année, garantissant un renouvellement et un élargissement constant du vivier de compétences.
Enjeux RSE : Bien que stratégiques, les missions spécifiquement dédiées à la RSE et à l’Impact restent stables et représentent environ 1 % de l’activité globale.

Si l’année 2025 a été celle de la prudence, elle démontre aussi la capacité du management de transition à se muer en partenaire de confiance pour les transformations de long terme, bien au-delà de la simple gestion de l’urgence.

A propos de France Transition :

France Transition est la Fédération des acteurs du management de transition. Elle regroupe 34 adhérents dont le volume d’affaire représente environ les deux tiers du marché intermédié, en valeur. Elle a pour mission de structurer la pratique du management de transition, d’informer les parties prenantes sur le marché du management de transition (baromètre annuel, études, tendances) et de promouvoir le métier en fournissant du contenu à valeur ajoutée.