mobilite-cadres-dirigeants

La mobilité est en légère progression 

pour les cadres dirigeants.


La conjoncture économique n’empêche pas les cadres dirigeants de prendre des risques, selon l’étude MobiCadres (1) publiée par le cabinet d’audit Deloitte : ils sont 21 % à avoir changé de poste en 2012 et 56,4 % envisagent de franchir le pas à moyen terme.


Après quatre années de recul, la mobilité des cadres dirigeants est repartie à la hausse en 2012 : 21 % des 5.430 personnes interrogées Deloitte et le cabinet Nomination dans leur enquête annuelle MobiCadres ont changé de poste, soit 1 % de plus que l’année dernière. 

Sur ce total, 53,4 % ont évolué dans leur propre entreprise et 46,6 % ont changé d’employeur. Ce dernier chiffre en progression de 4 % par rapport à 2011 pourrait annoncer un retournement : “Faute de pouvoir recruter, les entreprises qui depuis trois à cinq ans ont privilégié la mobilité interne, sont aujourd’hui obligées d’élargir leur vivier, ne pouvant plus se reposer sur leurs propres forces”, remarque Philippe Burger, associé responsable rémunération et avantages sociaux chez Deloitte.


Directeurs de la communication et directeurs généraux sont les plus mobiles. Tous les cadres dirigeants ne profitent pas toutefois de cet appel d’air : en tête, les dircoms, DG et responsables de la stratégie et les commerciaux où les taux de mobilité externe dépassent les 50 %.  Les cadres évoluant dans le domaine du conseil, dans les entreprises publiques ou dans le domaine des technologies profitent également de cette embellie.


Les femmes bougent plus que les hommes.  La mobilité externe est plus forte pour les dirigeants de PME que pour ceux des grandes entreprises. Par ailleurs, si d’une manière générale, les femmes sont plus nombreuses que les hommes (22 % contre 20,6 %) à avoir réalisé une mobilité professionnelle, celle-ci passe plus souvent par un changement d’entreprise que pour leurs collègues masculins (54 % contre 44 %). “Les perspectives réduites d’évolution interne au sein des fonctions transverses – où les décideuses sont très présentes – expliquent ces résultats”, souligne Serge Papo, président de Nomination.

 

Évolution professionnelle

 

Interrogés sur les raisons de ces mobilités, les dirigeants mettent en avant pour 43,8 % d’entre eux les possibilités d’étendre le champ de leurs responsabilités, suivis par les perspectives d’évolution de carrière plus importantes (33,7 %) et le sentiment d’avoir atteint les limites dans son poste précédent (33,5 %). Obtenir une rémunération plus attractive n’arrive qu’en 6e position (15,6 %), même si le rapport à l’argent reste ambigu : le montant de leur fiche de paie et les avantages annexes sont insatisfaisants pour 40 % des personnes interrogées…


Les réseaux sociaux peu utilisés.

Pour progresser, hommes et femmes privilégient les mêmes canaux : chasseurs de têtes, dirigeants d’autres entreprises et leurs réseaux professionnels et personnels.Toutefois, 40 % des cadres dirigeants pensent que les réseaux sociaux sont utiles à leur carrière sans pourtant les utiliser.

 

(1) Étude réalisée entre mars et mai 2012 auprès de 5.430 décideurs sélectionnés sur les critères suivants : avoir un niveau hiérarchique entre N et N-2 à partir du président, du directeur général ou membres des comités de direction dans des entreprises de moins de 2.000 salariés ou avoir un niveau hiérarchique entre N et N-5 à partir du président pour les entreprises de plus de 2.000 salariés

(Source : Pour se former)

Comments