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Le baromètre Manpower souligne la perplexité des employeurs 

face à des tendances contradictoires

90% des employeurs français ne prévoient ni de recruter ni de diminuer leurs effectifs entre juillet et septembre. Et dans cinq secteurs sur dix, les perspectives sont même particulièrement moroses...


“Ce qui est frappant, c’est la très forte volatilité des tendances d’un trimestre sur l’autre et l’importance des écarts constatés entre secteurs d’activité.”

Pour Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France, les résultats du Baromètre des perspectives d’emploi, qui interroge 1 000 employeurs français (clients ou non de Manpower), montrent moins une grande morosité sur le marché de l’emploi qu’un manque de visibilité sur l’activité et la conjoncture, qui provoque de grandes oscillations dans les prévisions des recruteurs :

“Certaines entreprises, dans le secteur agroalimentaire ou dans celui des matières premières, commencent à anticiper les effets de la reprise en Europe, qui est bien réelle puisque la zone euro pourrait enregistrer sa plus forte croissance trimestrielle depuis 3 ans. 

Mais d’autres entreprises redoutent les effets de l’atonie de la consommation des ménages hexagonaux, ce qui a un impact immédiat sur les secteurs de l’hôtellerie/restauration ou de l’industrie manufacturière, comme nous le constatons.


Situation tendue en Ile de France

Cela fait ainsi un an et demi que les perspectives se détériorent dans la région capitale : à la même époque, l’an dernier, les recruteurs franciliens prévoyaient encore globalement une hausse de leurs effectifs (solde de +2). Le voyant, aujourd’hui, est dans le rouge (-1)

Une menace, pour l’Île-de-France, sur son statut de première région de France en terme de créations d’emplois.


Secteurs

La volatilité des prévisions des recruteurs est toutefois la plus observable lorsque l’on se penche sur les tendances sectorielles : chute de 27 points du solde net d’emploi dans le transport et la logistique d’un trimestre l’autre, chute de 15 points dans l’agriculture par rapport à l’été 2013, de 8 points à la baisse dans l’hôtellerie-restauration, en baisse sur trois mois, mais à la hausse en un an, hausse de 9 points du commerce en un an, etc. 

Deux tendances plus affirmées s’observent néanmoins :

La reprise économique qui se profile en Europe a pour effet de soutenir la consommation – et donc la production d’électricité. Les recrutements dans le secteur de l’énergie s’en ressentent : ils affichent de belles perspectives, inédites depuis deux ans, et en hausse continue depuis quatre trimestres.

Dans l’industrie manufacturière, l’absence de visibilité des carnets de commande et l’atonie de la consommation des ménages expliquent un solde net au plus bas depuis un an. 

En termes de production, les perspectives dans l’industrie manufacturière restent d’ailleurs stables à un très bas niveau.


Lire l’étude complète sur le baromètre Manpower




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