Cabinets de recrutement : 9 façons pour un candidat de nous faire une mauvaise impression.

Par Marie Pietrzak, consultante en recrutement au sein du cabinet TeamRH

Cabinet de recrutement situé à Paris, TeamRH est un acteur incontournable du marché juridique et fiscal. Nous intervenons auprès d’une clientèle nationale et internationale pour répondre à leur quête de performance. Nos consultants bénéficient d’une connaissance approfondie du marché et des métiers du Droit afin d’appréhender au mieux les missions qui leurs sont confiées.

Tous les moyens sont bons pour trouver un nouvel emploi. Et parmi eux, envoyer une candidature spontanée ou répondre à une offre d’emploi publiée par un cabinet de recrutement, d’autant plus lorsqu’il est spécialisé dans votre cœur de métier. Encore faut-il être à la hauteur de ce que l’on attend de vous. 
Voici 9 erreurs à ne plus commettre si vous souhaitez augmenter vos chances d’obtenir un entretien final avec l’entreprise qui recrute.
Aujourd’hui, nous avons décidé d’écrire sur un sujet qui nous évoque beaucoup de choses, et surtout beaucoup de souvenirs, un certain vécu en tant que cabinet de recrutement. En effet, nous rencontrons chaque jour au sein de nos bureaux des dizaines de candidats. Nous considérons notre travail comme très important dans la mesure où nos clients nous accordent leur entière confiance pour leur présenter le bon candidat.
Ce candidat se doit de répondre à des attentes en termes de compétences mais, et de plus en plus, en termes de personnalité, les compétences humaines, encore appelées les Soft Skills.
Voici donc un petit condensé non exhaustif des erreurs à ne pas commettre quand vous approchez un cabinet de recrutement ou quand vous obtenez un entretien avec un consultant.

1. Vérifiez que l’offre correspond vraiment à votre profil
Première étape et pas des moindres, nous vous conseillons vivement de ne postuler qu’à des offres qui correspondent à votre profil. Nous avons tous un jour été candidat et avons tous pensé que nous pouvions faire la différence même si nous n’avions ni le Master en question, ni le niveau d’expérience ou de langue requis. Alors, pourquoi ne pas envoyer sa candidature à cette offre pour laquelle l’entreprise demande un profil disposant d’au moins 3 ans expérience en qualité de collaborateur en droit des affaires alors que notre CV affiche clairement qu’on vient à peine de décrocher le CRFPA, le diplôme d’avocat ? La réponse est assez simple. Le cabinet qui recrute un profil doté d’au moins 3 ans d’expérience veut un profil doté d’au moins 3 ans d’expérience. Avec certains clients, les cabinets de recrutement savent qu’ils ne seront pas à 6 mois près, et un profil ne disposant que de 2 ans et demi pourra tenter sa chance. Mais de façon générale, uniquement les profils qui se rapprochent à 98% du profil cible du client en terme d’expérience sont privilégiés. Si vous avez un niveau B2 en anglais et que l’entreprise recherche un profil très à l’aise en anglais, passez votre chemin à la condition d’avoir estimé très objectivement votre niveau (ne soyez donc pas non plus trop exigeant à votre égard ou bien laissez le cabinet de recrutement en juger à votre place).
Conseil aux candidats : Postulez uniquement à des offres qui se rapprochent le plus possible du candidat décrit dans l’annonce, surtout en ce qui concerne l’expérience requise, le niveau d’anglais (ou autre) exigé ou tout autre critère ou aptitude précédé de « Impérativement ». Car le risque à ne pas le faire est de donner l’image d’un candidat qui tire un peu partout, ou qui n’a pas su cerner son propre profil. Vous n’optimisez donc pas les chances que l’on vous contacte, ne serait-ce que pour faire le point sur votre profil, vos attentes, les opportunités actuelles. L’autre possibilité consistera à envoyer votre candidature spontanée afin de solliciter directement sur l’ensemble des offres que le cabinet de recrutement pourrait avoir et pouvant vous correspondre.

2. Ne postulez pas 10 fois à la même offre
Vous avez déjà postulé à cette offre mais il semblerait que vous n’ayez pas eu de retour ? Ou vous n’êtes plus sûr d’avoir postulé à l’offre et vous renvoyez votre CV au cas où ? Deux hypothèses se présentent désormais à vous : le cabinet de recrutement a bien reçu votre CV et le traitera en temps voulu. En fonction des périodes de l’année et des besoins parfois très urgents de certains clients (et moins urgents d’autres), il n’est pas toujours facile pour nous de répondre dans les 24h. Cependant, nous nous engageons à vous faire un retour dans les 72h. Seconde hypothèse, vous êtes tellement à 100% de votre recherche que vous avez postulez X fois à la même offre sans même vraiment vous en rendre compte (croyez-nous, c’est possible). Il y a peut-être d’autres options pour ne pas paraitre insistant ou désorganisé.
Conseil aux candidats : Si vous pensez que nous avons « zappé » votre candidature, et que vous n’êtes pas concerné par le point n°1 vu ci-dessus, le mieux est de renvoyer un mail au cabinet de recrutement afin de vous assurer de la bonne réception de votre candidature à l’offre. Aussi, n’oubliez pas d’organiser votre recherche d’emploi en vous créant un tableau Excel permettant de renseigner date, offre, cabinet de recrutement, etc. et facilitant ainsi votre démarche et réussir vos recherches en évitant de repostuler.

3. Ne postulez pas à des offres trop différentes les unes des autres
Oui, oui, il existe ces candidats qui se pensent capables d’intégrer un cabinet d’avocats en tant que collaborateur en droit bancaire, de devenir assistant notaire ou encore rejoindre le service juridique en qualité de juriste immobilier. Ce sont des « super-juristes ». Sauf qu’ils sont un peu trop en avance sur leur temps. Molo molo le marché Français est seulement en train d’intégrer le fait que les Soft Skills sont finalement à prendre en considération dans le processus de recrutement (il était temps !). Donc pour la complète reconversion professionnelle juridique, vous allez devoir patienter encore un peu.
Conseil aux candidats : Définissez votre véritable métier et postulez à des offres d’emploi qui correspondent véritablement à ce que vous faites et dans lequel vous disposez d’une expertise. Sinon le recruteur risque de vous trouver instable (et non adaptable) et doutera sûrement de vos réelles motivations.

4. Soyez réactif
En tant que cabinet de recrutement, nous avons l’habitude de répondre aux mails qui nous sont adressés soit par retour de mail ou en vous appelant directement. Si nous ne parvenons à pas vous joindre, nous attendons évidemment à ce que vous nous rappeliez dans les 24h en vous rappelant de l’offre à laquelle vous avez postulé.
Conseil aux candidats : Si vous avez postulé avec l’intention de décrocher le job et pas pour passer le temps, attendez-vous à ce que nous prenions contact assez rapidement avec vous, surtout si vous avez respecté les points 1°,2° et 3° vus ci-dessus. Vous devez donc pouvoir vous rendre disponible pour un échange dans les 48h qui suivent votre envoi de CV. Le risque serait de donner l’impression d’une personne nonchalante et peu réactive, voire que le consultant vous mette en dessous de la pile des candidats ayant postulé.

5. Rendez-vous disponible pour un premier entretien
Nous souhaitons vous rencontrer. Vous avez donc validé pas mal d’étapes, au moins 4. Il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Il serait également dommage que vous ne puissiez pas vous organiser rapidement afin d’effectuer cet entretien pour décrocher cet emploi. En postulant, vous devez intégrer le fait qu’il est possible que nous vous rappelions rapidement afin de fixer un entretien avec nous.
Conseil aux candidats : Notez en amont des dates où vous pourriez vous rendre disponible à cet effet. Le risque serait de donner l’impression de ne pas avoir anticipé l’obtention d’un entretien pour le poste auquel vous avez postulé et donc de donner l’impression que vous ne vous attendiez pas un retour. Ou, au contraire, que vous êtes trop occupé pour réaliser cet entretien avec nous et donc que vous ne voulez pas vraiment de ce poste…

6. Honorez votre entretien avec le consultant (ou reportez dans les temps)
Il arrive parfois que vous soyez dans l’impossibilité de vous rendre au rendez-vous fixé avec le consultant en recrutement. Les rendez-vous ou réunions professionnelles de dernière minute sont les motifs les plus souvent invoqués. En tant que cabinet de recrutement, nous savons rester flexibles pour nos candidats et pouvant même adapter nos honoraires en dehors de nos horaires de travail normaux si l’agenda du candidat le nécessite. Mais parfois, il arrive que certains candidats ne viennent pas à l’entretien et ne préviennent même pas de leur empêchement. En fonction des consultants, cela pourra être éliminatoire automatiquement. Ne pas prévenir qu’on ne viendra pas est pour nous un manque de respect. Si vous fonctionnez ainsi, n’attendez pas à obtenir un second rendez-vous, il n’y aura pas de seconde chance possible.
Conseil aux candidats : Si vous avez un empêchement, prévenez votre consultant en recrutement dès que vous savez que vous ne pourrez pas être là (par mail, sms, appel téléphonique, pigeon voyageur…). Il peut être un appui solide dans votre recherche d’emploi et il doit pouvoir vous accorder sa confiance. Si vous lui posez un lapin, sans le prévenir en amont, vous avez peu de chance qu’il désire à nouveau vous rencontrer.

7. Ne venez pas en mode « décontracté »
Ce n’est pas parce que vous avez les baskets les plus cools de Paris qu’on va les aimer aussi. Pour un entretien avec un cabinet de recrutement, on se doit d’adopter une tenue plus conventionnelle. La présentation du candidat reste très importante, sans tomber dans la discrimination. Cela vaut également pour plein d’autres détails qu’il est peut-être préférable pour vous de garder hors de l’entretien d’embauche.
Conseil aux candidats : L’entretien avec le cabinet de recrutement est tout aussi important que l’entretien final avec l’entreprise qui recrute. Nous ne vous accueillerons ni en short ni en baskets, on attend la même exigence des candidats que nous rencontrons.

8. Exprimez votre motivation au travers un discours clair
Un entretien, même avec un cabinet de recrutement, est une étape très important pour le candidat. En effet, le consultant en recrutement est la première personne qu’il faudra « séduire » en ayant tout d’abord validé les premiers points mais également durant l’entretien. Considérez donc le cabinet de recrutement qui vous reçoit comme la carte maitresse de votre jeu, car même s’il travaille pour le compte de l’entreprise qui le mandate, le consultant est finalement celui sur lequel le choix final de vous présenter ou pas repose. Adopter un discours clair, précis, synthétique et surtout cohérant est donc très important. Le consultant en recrutement doit pouvoir se projeter et se dire que vous êtes le candidat idéal à présenter à son client. Un regard franc, une poignée de main ferme, un discours clair, une attention particulière au cours de l’entretien, des marques d’intérêt pour le poste, constituent des attitudes indispensables à votre succès.
Conseil aux candidats : Ne négligez surtout pas cette étape, et entrainez-vous si nécessaire. Car il reviendra au consultant en recrutement, si vous ne l’avez pas convaincu, le choix final de ne pas vous présenter à son client. Lui faire une bonne impression est donc élémentaire.

9. Renvoyer un mail 48h après l’entretien
Suite à l’entretien avec vous (candidat), le consultant en recrutement, s’il vous présente, fera un mail rapidement à son client, dans la journée, ou les 24h. De son côté, le client répondra en général assez rapidement. Renvoyer un mail de remerciement 48h après le rendez-vous demandant également au consultant s’il a eu des nouvelles de son client concernant votre profil vous permettra de manifester une fois de plus votre intérêt pour l’opportunité professionnelle en question mais également vous tenir informé tout en vous rappelant à lui.
Conseil aux candidats : un mail court et nominatif à destination du consultant vous ayant reçu sera le bienvenu. En général quand l’entreprise qui recrute est intéressée par un profil, elle se manifeste dans les 72h à son consultant en recrutement (sauf période de vacances ou circonstances particulières).