CONJONCTURE ET DÉFAILLANCES
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Dans un marché en baisse de -35% à 40 %, la majorité des cabinets de recrutement fait le gros dos mais certains n'échappent pas au dépôt de bilan (Source : www.société.com).
C'est notamment le cas d'Aurience International qui a été placé directement en liquidation judiciaire. Créé il y a 10 ans et ancien membre du réseau MRI , ce cabinet dirigé par Olivier de Kehror s'était beaucoup développé dans le sud de la France (Marseille notamment) et avait ouvert des bureaux à Paris et Lyon.
Le cabinet Claude Jeanne Sélection a eu plus de chance. Ce spécialiste de l'informatique et des NTIC a été repris par une société de services informatiques suite à un redressement judiciaire.
Lincoln Associés a repris le fond de commerce d'Opteaman, placé en redressement judiciaire. Lincoln Associés reprend ainsi la marque, l'essentiel des consultants, les bureaux de Lille et Lyon, mais ferme celui de Bordeaux. Les points forts d'Opteaman sont l'évaluation, le recrutement des commerciaux et une bonne clientèle de grosses PME. Gwenaêl Perrot, consultant de Lincoln Associés, devient DG d'Opteaman. Philippe Cirier, ancien PDG, l'accompagne en tant que conseiller. La société Opteaman a été placée en liquidation judiciaire.
Le cabinet CLP Associés a arrêté son activité et a été dissout.
Europeîa a été placé en liquidation judiciaire.
Le groupe Solic, le cabinet Moreno International à Paris ainsi que le cabinet Bossfield ont été placés en redressement judiciaire.
Les cabinets Heimdall et Dorénavant ont été placés en liquidation judiciaire.
Penna, important cabinet anglais, a fermé son bureau de Paris.
D'autres cabinets connaissent une situation financière très tendue et devraient connaître un sort identique si la conjoncture ne s'améliore pas rapidement.
Le coût des licenciements, les loyers devenus intenables, les défaillances de clients, les délais de paiement non respectés et trop longs, des honoraires à la baisse, des banques qui ne prêtent plus conjugués à une baisse de chiffre d'affaire due à un gel drastique des recrutements dans les entreprises, rendent les trésoreries exsangues.
Les cabinets dont la structure est légère et souple affrontent plus facilement cette période de crise aussi violente qu'imprévisible.
Mais c'est aussi une opportunité pour certains de se renforcer par des acquisitions à bon compte en anticipant une reprise ou tout au moins un niveau d'activité acceptable.
Certains secteurs comme la santé, l'énergie continuent de recruter et la banque connaît un regain d'activité mais le private equity est totalement arrêté. Les profils rares dans le secteur des technologies continuent à être recherchés. Mais la conjoncture reste très fragile et l'attentisme règne dans les entreprises.