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La mobilité des cadres s'accroit en 2012


La dernière étude réalisée auprès d'un panel de près de 5 500 décideurs par les cabinets Deloitte et Nomination montre une reprise de la mobilité des cadres en 2012.


Après 4 années de chute libre, la mobilité regagne du terrain. Avec 21% en 2012, le taux de mobilité des cadres rejoint celui de 2010 (21,3%), soit un point de plus qu'en 2011 . Un pic avait été atteint en 2008 avec 27,8%. La mobilité est définie de manière fonctionnelle ou hiérarchique mais pas géographique. 

Un décideur est considéré comme mobile s'il a changé de fonction, au sein de sa Direction (de Responsable marketing à Directeur marketing France, par exemple) ou vers une autre Direction (de Directeur commercial à Directeur général, par exemple).

Les moins de 35 ans sont plus mobiles que leurs aînés : les jeunes ne restent en moyenne que 2,8 ans dans leur poste quand les plus de 50-54 ans restent près de 5 ans. En 2012, 30% des cadres de moins de 35 ans ont changé de poste contre 12,5% des 55 ans et plus. Un taux qui n'a rien d'étonnant en regard du taux de chômage des seniors. D'après Philippe Burger, Associé responsable rémunération et avantages sociaux chez Deloitte : «la mobilité reste une réalité ancrée dans la vie des jeunes décideurs et peut constituer un tremplin en début de carrière ».L'étude révèle également que les femmes cadres sont plus mobiles que leurs homologues masculins. 

Elles sont en effet plus nombreuses à envisager un changement d'entreprise à moyen terme (58,5% contre 54,2%) et 54% d'entre elles choisissent la mobilité externe contre 44% des hommes. « La part des femmes mobiles est de 22,5% contre 20,6% des hommes. Ce mouvement, déjà observé au cours des éditions 2010 et 2011, s'accentue donc en 2012 », remarque Serge Papo, président du cabinet Nomination.

La taille de l'entreprise joue aussi un rôle essentiel dans la mobilité. 

65% des cadres des entreprises de moins de 50 salariés optent pour la mobilité externe, quand 73% des décideurs des entreprises de plus de 2 000 salariés privilégient la mobilité interne. « Dans les fonctions transverses et les petites entreprises, les perspectives d'évolution plus réduites en interne incitent naturellement les cadres concernés à évoluer vers l'extérieur », souligne Gabriel Bardinet, Manager rémunération et avantages sociaux chez Deloitte.

Trois décideurs interrogés sur quatre déclarent avoir été à l'initiative de leur mobilité. Les éléments déclencheurs de la mobilité sont : étendre son champ de responsabilité (45%), le sentiment d'avoir atteint les limites de son poste (33,5%), avoir une perspective d'évolution de carrière plus importante (33,7%), découvrir un nouveau métier ou un nouveau secteur (28,2%). Le développement professionnel versus développement personnel reste donc la principale motivation pour changer de fonction, que ce soit en interne ou vers une autre entreprise.

L'étude MobiCadres 2012, montre également que les cadres des directions commerciales sont les plus mobiles, avec une hausse de 14% par rapport à 2011, tandis que ceux des fonctions achats le sont moins, avec une baisse de 17%. 

Un cadre sur deux ayant bougé en 2012 envisage de changer de poste à nouveau à moyen terme. C'est encore plus marqué pour les changements de poste à l'intérieur d'une même entreprise : l'intention de bouger s'élève à 55%. 

Une intention qui rejoint probablement une volonté de l'entreprise concernée d'encourager la mobilité. Mais si la mobilité externe apparaît comme une opportunité de développement à long terme, la mobilité interne, moins engageante pour le salarié, lui apporte in fine moins de satisfaction. 

Ainsi, ceux ayant opté pour une mobilité externe sont globalement plus satisfaits de leur nouveau poste (note de 15,7/20) que ceux ayant choisi une mobilité interne (note de 14,5/20). 


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