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Etude sur l’intégration des collaborateurs dans les entreprises : 

Près d’un salarié sur deux a envisagé de quitter son entreprise pendant 

la période d’essai.


A l’issue de la table ronde organisée ce matin à Lyon par le cabinet Mercuri Urval et lachambre de commerce Franco-Suédoise, Sylvain Grevedon, Directeur du bureau de 

Lyon, a dévoilé les résultats de l’étude menée auprès de 445 collaborateurs et managers d’entreprises en répondant aux questions : En quoi, la période d’intégration est-elle un levier de performance sur le long terme ?

Quels  risques encourt une entreprise en n’accordant pas un soin particulier à la période d’intégration de ses collaborateurs ?
En quoi les attentes de nouveaux collaborateurs sont-elles si importantes aujourd’hui ?

Les résultats de l’étude :
65% des entreprises n’ont pas de processus d’intégration.
Près d’un salarié sur deux a envisagé de quitter son entreprise pendant la période d’essai.
50% d’entre eux ont envisagé de quitter l’entreprise à cause de divergences de vues.

Il est donc important de la part des entreprises de ne pas faire trop de différence entre le discours, la promesse du poste pendant le recrutement et la réalité de celui-ci après car cette frustration de la part collaborateurs peut les inciter à rompre leur période d’essaie. Les points qui reviennent souvent sont des différences de périmètres de postes, des différences de salaires ou encore des divergences de point de vue.

Coté employeurs les 3 critères les plus importants à leurs yeux pour une bonne intégration sont :

- 86% l’écoute
- 70% l’adaptabilité
- 57% l’expression de ses interrogations

Paradoxalement, coté collaborateurs, les 3 critères les plus importants à leurs yeux pour une bonne intégration sont :

- 79% l’adaptabilité
- 62% l’expression de ses interrogations
- 56% l’écoute (qui ne vient qu’en 3ème position).

Il est donc essentiel pour assurer la pérennité d’une collaboration que la période d’intégration privilégie l’échange  entre les parties en présence mais aussi exige de part et d’autre de l’adaptabilité. Il est également essentiel pour réussir cette intégration que managers et collaborateurs puissent tout au long de cette période se ménager des moments pour exprimer leurs interrogations afin de ne pas laisser de questions en suspens.

86 % des employeurs estiment qu’un nouvel entrant est pleinement intégré entre 3 à 12 mois.
Coté collaborateurs, ils sont 67% à estimer que cette période est de 1 à 6 mois.
Cet  écart s’explique par la perception optimiste du collaborateur qui aspire à se sentir intégré dès que possible (à l’issue de sa période d’essai) alors que le manager, entend davantage par « intégration » la maitrise totale d’un poste, des  missions attachées et de l’environnement professionnel ce qui n’est pas lié à la période d’essai.

«Pendant la période d’intégration de nombreux collaborateurs se mettent énormément de pression pour faire leur preuve et être opérationnels très rapidement. C’est donc le rôle des managers et des ressources humaines de freiner cette pression pour bien réussir toutes les étapes d’une bonne intégration et donc connaissance de l’entreprise dans son ensemble» précise Olivier Berenger, Consultant au sein du département Commerce et Distribution à Lyon.





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